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A la tête du groupe qui porte son nom, il y a le chanteur John Francis Bongiovi, qui choisit de simplifier l'orthographe de son patronyme et devient Jon Bon Jovi. Il est né le 2 mars 1962 à Sayreville, dans le New Jersey.
Très vite, Jon délaisse les études pour la musique. Il chante dans une kyrielle de groupes : The Rest, The Wild Ones, Johnny & The Lechers, The Raze et Atlantic City Expressway.
En même temps, il travaille comme homme à tout faire à New York, pour les fameux studios "Power Station", dont le propriétaire n'est autre que son cousin, Tony Bongiovi. C'est là, au cours de l'été 82, qu'il enregistre un titre de sa composition, "Runaway", qui est remarqué par une radio locale et qui paraît sur une compilation regroupant plusieurs artistes new-yorkais qui n'ont pas encore de maison de disques.
Instantanément, "Runaway" suscite un engouement inattendu et devient un succès sur plusieurs radios étudiantes de Detroit, Denver, Tampa, New York et Minneapolis. C'est à ce moment que Jon Bon Jovi décide de monter un groupe pour ce qui ne doit être au départ qu'une courte tournée des clubs.
Outre un ami de longue date qui est encore étudiant, le clavier David Bryan Rashbaum, Jon Bon Jovi recrute pour monter son groupe : Hector Torres, le batteur de Francke & The Knockouts que l'on surnomme Tico, et deux musiciens du groupe Message, le guitariste Richie Sambora et le bassiste Alec John Such.
Les concerts, prévus pour durer seulement quelques jours, se multiplient et vont durer des semaines et des mois. La camaraderie et l'esprit d'équipe qui règnent dans le groupe les incitent à continuer ensemble. En juillet 83, ils signent un premier contrat avec Polygram.

Après un concert en première partie de ZZ Top au Madison Square Garden de New York, alors qu'ils n'ont pas encore enregistré de disque, Bon Jovi participent au "Station Wagon Tour" avec Eddie Money sur la Côte Est, se forgeant tout doucement leur image de "groupe le plus acharné de toute l'Amérique".
Leur premier album, intitulé tout simplement "Bon Jovi", parait en janvier 84 et ne tarde pas à être certifié disque d'or. Il a été coproduit par Tony Bongiovi et par Lance Quinn, le producteur d'Aerosmith, d'Ozzy Osbourne, des Talking Heads et d'Aldo Nova entre autres. Deux singles en sont tirés : "Runaway", qui entre dans le Top 40 du Billboard, et "She Don't Know Me".
Ils tournent alors en première partie de Scorpions et de Whitesnake, avec qui ils vont jusqu'au Japon dans le cadre du Super Rock Tour. Au cours de l'hiver, ils sont en Europe avec Kiss. Le magazine Kerrang!, la bible anglaise du hard-rock, fait de Bon Jovi son "groupe de l'année".
En mai 85, c'est toujours Lance Quinn qui produit (mais seul cette fois-ci) le deuxième album de Bon Jovi, "7800° Fahrenheit". Les trois singles qui en sont extraits, "Only Lonely", "In & Out Of Love" et "Hardest Part Is The Night" entrent tous dans le Top 100.

Jon Bon Jovi et Richie Sambora se sont trouvés apparemment sans problème et constituent la force créatrice du groupe.
JBJ : "Le plus souvent, Richie et moi nous prenons nos guitares, nous nous asseyons et nous discutons à bâtons rompus : de ce que nous avons lu dans les journaux, vu aux actualités à la télé, entendu comme disque ou de n'importe quelle idée. Et je commence à gratouiller quelques notes que Richie va reprendre et qui vont devenir un thème. A la fin de l'après-midi, on fait une petite pause, on mange un morceau, et après ça, on a une chanson. C'est une véritable collaboration. On fait tout ensemble, aussi bien la musique que les paroles. Sans avoir besoin d'avoir recours à quoi que ce soit d'autre. Simplement deux guitares, deux gars et un magnétophone".
Pour séduire, Bon Jovi mise sur les concerts. Pendant un peu plus de deux ans, le groupe va sillonner les routes du Japon, d'Europe, du Canada et des Etats-Unis, donnant près de 450 concerts. Fin 85, ils s'arrêtent, non pas pour souffler, mais pour préparer leur troisième album avec l'aide de Bruce Fairbairn, le producteur du groupe canadien Loverboy.
A cette époque, Jon Bon Jovi confie au magazine "Hit-Parader" :
JBJ: "Il faut que notre succès égale celui de "Pyromania" ou de "Born To Run". Sinon, nous abandonnerons."
En août 1986, "Slippery When Wet", qui a été enregistré en neuf semaines à Vancouver, bat les records cumulés des deux albums de Def Leppard et de Bruce Springsteen auxquels Jon faisait référence. Il est classé N°1 aux Etats-Unis pendant huit semaines consécutives et donne deux singles qui vont se succéder à la première place des hits-parades : "You Give Love A Bad Name" tout d'abord, puis "Livin' On A Prayer" qui sera déclaré "Chanson de l'année" et "Chanson la plus écoutée de l'année" par la Juke-Box Association of America.
Le troisième single extrait de "Slippery When Wet", c'est-à-dire "Wanted Dead Or Alive", atteint lui aussi le Top Ten et s'impose comme un des clips favoris des téléspectateurs de MTV.

Ce raz-de-marée provoqué par "Slippery When Wet" est dû au talent de Bon Jovi, mais aussi à l'habileté d'un redoutable songwriter professionnel à qui ils ont fait appel pour ce disque, Desmond Child, qui co-signe plusieurs titres de l'album.
Ensemble, ils ont réussi le tour de force de convertir au heavy-metal ceux qui, jusqu'alors, étaient plutôt réfractaires à ce style de musique. Le charisme de Jon Bon Jovi, véritable sex-symbol qui rallie à sa cause plusieurs générations, a été un autre élément déterminant dans cette explosion.
Non content d'imposer ses compositions avec son propre groupe, Jon Bon Jovi en fait également profiter d'autres artistes. Avec Richie Sambora et Desmond Child, il compose et produit "We All Sleep Alone", un titre qui relance la carrière de Cher. Début 87, Jon et Richie signent "Notorious" pour Loverboy, puis plusieurs titres pour Ted Nugent et le groupe Witness.
Pendant ce temps, tout va toujours très bien pour Bon Jovi : en cinq mois, "Slippery when wet" s'est vendu à cinq millions d'exemplaires. En avril 87, leurs deux premiers albums sont certifiés disques de platine. Ils sont à ce moment sur les routes pour le "Tour Without End", la "Tournée sans fin" qui porte bien son nom. Au cours de l'année 87, ils donnent la bagatelle de 135 concerts.

JBJ : "Bon Jovi est réellement un groupe complet au sens premier du terme. Quand on a commencé, il y avait beaucoup de groupes américains qu'on adorait. Mais ils ne sortaient jamais des Etats-Unis. J'ai été très étonné, lorsque j'ai appris que de nombreux groupes américains des années 70 et 80, qui passaient sans arrêt à la radio et qui remplissaient des stades aux Etats-Unis, ne se produisaient pas à l'étranger, tout simplement parce qu'ils n'y allaient pas. Ce qui traduit un esprit assez étroit, je trouve, parce que nous, nous avons toujours été les premiers à sauter sur l'occasion pour partir à l'étranger. On a eu notre premier disque d'or au Japon, pas en Amérique. On est allés en Afrique, en Asie, en Australie, en Amérique Centrale, en Amérique du Sud; on est allés partout où on nous a permis d'aller, parfois même où on nous l'avait interdit."
Sur scène, ils sont rejoints par les musiciens de pratiquement tous les plus grands groupes pour des jam-sessions mémorables, de Journey à Van Halen, en passant par Kiss, Cheap Trick, Def Leppard, Ted Nugent, Little Steven et autres Mötley Crüe.

Le 22 août 87, à Castle Donington en Angleterre, Bon Jovi est programmé en tête d'affiche du festival Monsters Of Rock où ils jouent devant 68.000 personnes. C'est le point culminant d'une année qui les voit s'imposer comme le groupe de heavy-metal N°1 dans le monde. La tournée se poursuit en Australie et au Japon, avant de se terminer le 17 octobre à Hawaï.
Quant au bilan de l'album "Slippery When Wet", il est éloquent : il s'est vendu à neuf millions d'exemplaires rien qu'aux Etats-Unis, et il est certifié huit fois disque de platine. Bon Jovi obtient un American Music Award et un People's Choice Award dans la catégorie "Groupe de l'année". Pour Noël 87, ils enregistrent une version de "Back Door Santa" pour l'album "A Very Special Christmas".
Après la sortie de "Breakout", une première cassette vidéo de compilation le quatrième album de Bon Jovi, "New Jersey", est présenté le 18 août 88 au cours d'une conférence de presse retransmise par satellite dans tous les Etats-Unis. Il sort le 19 septembre dans le monde entier, y compris en Union Soviétique où il parait sur le label Melodiya : c'est le premier album de rock américain sorti officiellement dans ce qui s'appelle encore l'URSS.

"New Jersey" (qu'ils avaient d'abord pensé appeler "Sons Of Beaches") est un compromis réussi entre l'ouverture commerciale et la performance technique. Comme pour l'album précédent, les douze titres qui figurent sur "New Jersey" ont été choisis par des jeunes des environs de Vancouver à qui le groupe avait présenté une vingtaine de chansons. Ce sont ces jeunes notamment qui ont imposé "Stick to your guns" et "Wild is the wind", deux titres que Jon Bon Jovi pensait garder pour plus tard.
Bon Jovi, dont Prince a dit que c'était "le seul groupe blanc à avoir du groove", s'est toujours évertué à maintenir une véritable ligne mélodique dans chacun de ses hymnes électriques. En quatre années de carrière, ils ont atteint des sommets. Mais du haut de leur piédestal, ils savent rester attentifs aux autres : ils ont par exemple aidé les groupes Cinderella et Skid Row à signer leurs premiers contrats d'enregistrement.

Après quatre ans de travail presque ininterrompu, Bon Jovi fait alors une pause de deux années, une période qui se révèle au bout du compte plutôt productive. En 1989, le groupe apparaît sur la compilation "Stairway To Heaven – Highway To Hell", un album produit par Bruce Fairbairn pour la fondation "Make A Difference" qui rassemble des rockers comme Scorpions ou Skid Row, qui prennent position contre les abus de drogues et d'alcool.
Le 29 avril 89, Jon Bon Jovi épouse son amie d'enfance, Dorothea Hurley. Ils se marient en secret dans une chapelle à Las Vegas, celle où Elvis Presley s'était marié. Le reste du groupe n'est pas au courant, ce qui provoquera quelques tensions entre eux.
En 1990, Jon Bon Jovi compose la musique du film "Young Guns II" qui sert de base à son album solo "Blaze Of Glory". Coproduit par Danny Kortchmar, "Blaze Of Glory" regorge d'invités prestigieux : Jeff Beck, Elton John, Little Richard, Waddy Wachtel, Aldo Nova, Benmont Tench et bien d'autres.
Jon sera nominé aux Oscars et gagnera le Golden Globe de la meilleure chanson pour "Blaze Of Glory".
Malgré l'énorme succès qu'il rencontre en solo, Jon n'est pas heureux. A l'époque il déclare: "le fait de ne pas pouvoir partager tout ça avec les autres me rend triste".

Après avoir publié son album solo "Blaze Of Glory" en 1990, Jon Bon Jovi monte son propre label, JambCo Records. Il produit un album pour Aldo Nova et coproduit "Pretty Blue World" du vétéran Billy Falcon. Et il continue d'écrire pour les autres : "Sometimes It's A Bitch" pour Stevie Nicks et "So Close" pour Hall & Oates.
Jon profite aussi de cette période pour faire le ménage dans l'entourage du groupe : il renvoie son manager, Doc McGhee, qui vient d'être impliqué dans un trafic de drogue et condamné par la justice américaine. Il remercie également ses avocats, reprend le contrôle total des opérations et entame un processus de reconstruction. Il veut, dit-il, "revenir à la situation de cinq types qui jouent dans une cave".
Bon Jovi au repos, Tico Torres peut se consacrer entièrement à ses autres passions : la peinture et la sculpture. Depuis quelques années, il expose régulièrement et les critiques sont souvent élogieuses à son égard.
Pour le bassiste, Alec John Such, il faut parler d'éloignement forcé, car il a été victime d'un accident de moto qui l'a immobilisé pendant une assez longue période. David Bryan, lui, a eu le temps de composer la musique d'un film de science-fiction, "The Netherworld", avant de tomber malade, victime d'un parasite attrapé en Amérique du Sud.
Richie Sambora, le fidèle guitariste du groupe, enregistre une version du classique de Jimi Hendrix, "The Wind Cries Mary", pour la bande originale du film "The Adventures Of Ford Fairlane", puis il produit un premier album solo très intéressant: "Stranger In This Town", en septembre 91. Il l'a enregistré avec ses deux compères de Bon Jovi, David Bryan et Tico Torres. On y remarque la participation d'Eric Clapton sur un titre, l'excellent "Mr Bluesman". Ce titre est en fait un hommage à BB King.

Richie part défendre son album en tournée. Deux vidéos seront réalisées: "Stranger In This Town" et "Ballad Of Youth". Les titres "The Answer", "One Light Burning" et "River Of Love" ont été écrits par Richie avant qu'il ne rejoigne Bon Jovi.
A l'époque de la sortie du disque, Richie déclare: "l'album est une façon de montrer, comme le font tous les musiciens qui éprouvent l'envie et le besoin de se lancer dans l'aventure, que leur profondeur musicale va au-delà et diffère souvent du groupe dans lequel ils sont célèbres. De toute façon, quel serait pour moi l'intérêt de faire un album de Bon Jovi en marquant mon nom dessus ? Aucun ! Je suis très fier de mon album dont la couleur est plutôt rythm' n' blues, puisque c'est là que sont mes racines. Bien entendu, certains titres sont dans la veine de Bon Jovi, puisque je participe activement à la composition des chansons. Mais il y a aussi du blues et du rock' n' roll."
La chanson que Richie a mis le plus longtemps à écrire est "The Answer" . Il a commencé à l'écrire à 19 ans et a terminé lorsqu'il en avait 31.
En janvier 92, Jon Bon Jovi interprète "Levon" sur la compilation "Two Rooms : Celebrating The Songs Of Elton John & Bernie Taupin".
Le véritable retour de Bon Jovi, le groupe, s'effectue en novembre 1992 avec "Keep The Faith", un album qui se caractérise par l'apparition de nouveaux rythmes et d'une certaine prise de conscience sociale.

JBJ : "Je suis conscient de cette évolution. Si on réécoute "Runaway", c'était l'époque où j'avais tout juste vingt ans ; "You Give Love A Bad Name", j'avais vingt-cinq ans, je m'amusais et j'étais insouciant. Sur "Keep The Faith", on remarque une réelle prise de conscience sociale. Je pense qu'on a également mûris en tant qu'auteurs. On a tenté d'imposer un certain optimisme face à l'adversité et face à un monde pessimiste. Je crois que c'est plutôt pas mal".
A son tour, Richie Sambora répond à la même question, concernant l'évolution du groupe.
RS : "Je crois que cette évolution est naturelle, comme vient de le dire Jon. A vingt ans, nous avions évidemment une expérience de la vie beaucoup plus limitée. Maintenant, nous avons mûri, nous avons des enfants et grâce à tout ce que nous avons vécu, grâce également à notre longévité dans le monde de la musique, il y a d'autres sujets que nous pouvons aborder, et de façon différente. Le succès peut être enrichissant si on garde les yeux ouverts. Heureusement, je crois que nous avons bien appris notre métier. Mais il a évolué, c'est sûr".
Pour la première fois dans la carrière du groupe, les fans n'accrochent pas immédiatement. "Keep The Faith", que l'on peut qualifier d'album expérimental ou de transition, produit tout de même un tube, "Bed Of Roses", qui connait un succès international.
En mars 1993, Richie Sambora participe à l'album "Tribute To Muddy Waters", qui a été produit par Paul Rodgers.
En octobre 1994, la compilation "Cross Road - The Best Of Bon Jovi", marque le dixième anniversaire du groupe. C'est évidemment un succès mondial et l'album est certifié multi-platine sans aucun problème. On y trouve deux inédits, dont "Always", qui est distingué par l'ASCAP (l'équivalent américain de la Sacem) comme l'un des morceaux les plus joués en 94. On trouve aussi un deuxième inédit, qui sera un des favoris du public en concert: "Someday I'll Be Saturday Night". La version américaine et japonaise de l'album présente une version réenregistrée de "Livin' On A Prayer", plus lente et envoutante, intitulée "Prayer '94".

En 1994, au moment où le groupe sort son best of "Cross Road" et prouve qu'en dépit de tout il survivra aux années 90, le fidèle bassiste Alec John Such quitte le groupe. Ou en est exclu, cela dépend a qui on parle. Tico Torres raconte:
TT : "Alec et moi nous jouons ensemble depuis les années 60! Merde! J'ai perdu ma virginité chez lui! J'ai probablement "aidé" son départ du groupe, et c'est moi qui ai choisit son remplacant, Hugh Mc Donald". Jon m'a dit: "tu es la section rythmique, va le trouver et essaye de convaincre Hugh. C'était lui qui jouait sur runaway en 1983". (Pour info voir la pochette du premier disque "Bon Jovi", on y trouve Hugh à la basse pour "Runaway" ainsi que Roy Bittan, du E-Street Band de Springsteen aux claviers).
JBJ : "Alec était arrivé à un stade ou il voulait faire d'autres choses, nous avions compris ce qu'il voulait, et c'est pour ça que nous l'avons laissé partir."
Alors, Alec, poussé dehors ou partit de lui même ? "Un peu des deux pour être honnête" dit Jon. "Il était usé, fatigué par la route et les enregistrements. Il avait 10 ans de plus que nous déjà, il en était arrivé à un stade ou il ne voulait plus jouer sur les disques, il souhaitait juste faire les tournées. Pour nous c'était difficile à ce moment la car David devait le remplacer du mieux qu'il pouvait, et il y avait toujours un verre de whisky posé sur son ampli..."
Au moment de la sortie de "These Days", Jon raconte: "Alec à vendu ses guitares, sa maison, il a quitté le buisness. il a été contacté par VH1 qui préparait un documentaire sur le goupe mais a refusé. Il aurait pu choisir d'aller voir les tabloïds, mais il a refusé. C'est un type loyal, et un homme bien."
C'est au moment du départ d'Alec que le groupe entre en studio pour écrire "These Days". Un soir Jon et Richie sont assis au bord de l'océan, et écrivent la première ligne d'une chanson : "Ain't nobody left but us these days..."
Le 17 décembre 94, Richie Sambora épouse l'actrice Heather Locklear. Le couple a une petite fille, Ava Elizabeth, qui est née le 4 octobre 1997. |