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Retrouvez sur cette page l'intégralité de l'interview qu'a donnée Jon au magazine MLB,
en septembre 2005, à l'occasion de la sortie de l'album "Have A Nice Day".





MLB : Ici, à MLB.com, nous sommes heureux d'être impliqués dans la sortie de ton nouvel album "Have A Nice Day." Je n'ai entendu que des extraits des titres de ce CD, alors, Jon, pourrais-tu tout d'abord partager avec les fans ce qui est le plus important pour toi concernant cette nouvelle musique et à quoi ils peuvent s'attendre ?
 
JBJ : Chaque titre de cet album est comme montrer ton nouveau né pour la première fois. Tu en es assez fier et ému. Mais comme les fans de Bon Jovi y sont habitués, ce sera un album très rock. Il n'y a aucune ballade dessus, c'est certain. Et je pense que c'est un album avec une certaine conscience sociale, mais plutôt optimiste.
 
MLB : Ce n'est jamais vraiment à propos d'il y a 20, 15 ou 10 ans avec Bon Jovi. C'est toujours à propos du moment présent et de cette connection que vous créez à cet instant avec un nouveau public dans un stade ou avec une nouvelle personne qui télécharge votre musique sur MLB.com maintenant. N'est-ce pas comme cela que vous réussissez à garder la magie vivante dans votre musique ?
 
JBJ : Ce n'est même pas une tentative délibérée de le faire, mais je pense que nous avons été assez chanceux d'avoir trouvé de nouvelles générations plusieurs fois tout au long de notre carrière, cela nous permet de rester pertinents et ce n'est pas une tournée nostalgique, et nous ne regardons jamais en arrière. Mais heureusement pour nous, c'est vrai. Nous regardons toujours devant de manière à ce que les souvenirs qui existent fabrique demain.

   

MLB : Tu as dit que c'est le premier album où tu es vraiment introspectif et dans lequel tu montres des fissures dans l'armure. Qu'est-ce qui t'as poussé à le faire maintenant et, y'a-t-il un exemple sur ce CD dont tu aimerais parler ?

JBJ : J'ai eu des moments de conscience sociale par le passé. Nous avons composé "Keep The Faith" en 92, la chanson et l'album, et "These Days" en 95. Mais avec cet album, nous avons été inspirés par le monde qui nous entoure, par l'avant et l'après élection de l'année dernière, par ce qui se passait dans le pays. Et maintenant, il y a des titres comme "I Want To Be Loved," qui montre que même en tant qu'adulte à qui tout réussi, tout le monde a des problèmes à la maison, des titres qui se demandent pourquoi tant d'enfants ont souffert. Peu importe que tu sois un adulte, tout le monde a toujours ces problèmes.
 
MLB : Sur le titre "I Want To Be Loved" tu chantes "I ain't the same scared kid I used to be..." Il est difficile de croire que tu l'aies jamais été. L'as-tu été ?
 
JBJ : Evidemment. Tu affiches un visage courageux. Et à chaque fois que tu prêches que tu as vu le verrre à moitié plein au lieu d'à moitié vide, tu devais y croire. Et j'y crois, et je continue d'y croire, mais cela ne veut pas dire que ce n'était pas motivé par mon désir de régler les choses. J'ai toujours voulu régler les problèmes.
 
MLB : "When you think that no one is there to hold your hand...I Am" -- à quel point les paroles du titres "I Am" représentent le groupe constamment en voyage alors que la tournée de Novembre fait son apparition, et j'aimerais découvrir comment le vrai Jon Bon Jovi mène sa vie ces derniers temps en tant que père de 4 enfants de 12, 10, 3 et 1 ans.
 
JBJ : Eh bien en fait, celui de 10 ans traîne avec moi en ce moment même à Los Angeles, se comportant comme une rock star, donc Jesse et moi sommes en voyage pour le weekend, deux mecs déchaînés et cinglés. Il va me faire sortir d'un bar ou je vais le faire sortir d'un bar, l'un ou l'autre. A propos de "I Am," je pense que c'est plus que ma relation personnelle, ça décrit ce moment où quelqu'un a besoin d'une épaule sur laquelle s'appuyer, et d'un autre côté il y a la personne qui n'est pas toujours capable de mettre des mots sur ce qu'elle ressent, j'étais capable de les écrire. Simplement pour dire, "voici cette épaule, à chaque fois que tu en auras besoin." Parce-que si tu as de la chance, tu as quelqu'un comme ça dans ta vie.
 
MLB : Un mariage de 16 ans avec Dorothea est un formidable accomplissement pour n'importe quelle vie dans notre société. Comment entretiens-tu cet amour et est-ce que ça te vient naturellement ?
 
JBJ : C'est un travail en cours. Comme pour tout le monde. Je crois qu'on doit d'abord être amis et le reste peut alors arriver. Ce n'est motivé par rien d'autre que l'amitié et le reste est juste le fun qui va avec. Les enfants et les succès que j'ai dans mes affaires n'ont rien à voir avec notre relation. C'est difficile à décrire. Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas comment répondre à cette question. Elle est juste ma meilleure amie. Point final.
 

   

MLB : Ce n'est pas comme si tu t'étais rasé le crâne, mais en tant que fidèle de l'époque des "Hair Band," peux-tu nous parler de ton nouveau look avec une coupe plus courte et légère ?
 
JBJ : Je suis simplement heureux de toujours avoir mes cheveux. A 43 ans -- (rires) -- Clemens n'a rien sur moi. Tu vois ? Je les ai toujours. A 43 ans je suis heureux d'avoir une tête pleine de cheveux. Beaucoup de mecs que je vois -- oof -- assez effrayant.
 
MLB : Je suis content que tu parles de Roger Clemens. Tu t'y connais un peu en Baseball ?
 
JBJ : Un tout petit peu. Ma période Baseball est passée. Quand je suivais vraiment le Baseball étant enfant, c'était il y a quelques années. (rires.)
Je pourrais citer les Mets de 1973 mais pas ceux de 2005. Disons ça comme ça.
 
MLB : Comment un titre de Bon Jovi devient plus qu'une chanson mais un hymne? "Livin' On A Prayer," par exemple. Et le sais-tu lorsque tu l'enregistres ?
 
JBJ : Non. Et c'est là que réside toute la magie. Si c'est "Livin' On A Prayer," "Wanted," "It's My Life," Have A Nice Day" -- les chansons magiques viennent d'un endroit dont tu es juste le conduit, et quand tu as fini tu regardes en l'air et tu dis "Merci, je ne sais pas d'où ça vient, mais merci pour celle-ci." Ce sont celles qui touchent les gens. Je n'avais pas réalisé quand nous avons écrit "It's My Life" -- qui est la chanson la plus auto indulgente que nous ayons composé -- que des athlètes, des enfants, des personnes de différentes conditions sociales disaient, "Non, c'est MA vie. C'est MA vie. " Et Frankie est devenu leur pote. Leur frère. Et pour moi, c'était Frank Sinatra. C'était l'idée que Frank, qui avait réalisé tous ces films et tous ces disques et fait les choses de la manière dont il voulait les faire, c'est ce que les paroles voulaient dire, c'était littéral.
Mais les gens, et plus particulièrement les athlètes, se la sont vraiment appropriés. Ils ont dit, "C'est maintenant. C'est juste moi et l'adversaire et je vais gagner." Et c'était génial, parce-que c'est la magie d'une chanson, elle touche les gens de différentes façons.
 
MLB : Tu as dit que "Last Man Standing" est un hommage à un grand comme Bob Dylan, et que tu as été inspiré dans l'écriture après la mort de Johnny Cash. Peux-tu nous parler de ce titre ?
 
JBJ : Aujourd'hui, quelques uns des grands sont encore en vie, de ce qu'était la genèse du rock'n roll. Quand Elvis (Presley) est mort, les gens ont commencé à s'interroger à propos de la mortalité des grands musiciens du rock, que ce soit Little Richard ou Jerry Lee ou Johnny Cash ou Bob Dylan. Et Bob m'a vraiment marqué, parce-qu'il va vraiment être célèbré à nouveau. Et je suis heureux d'y assister, parce-qu'il me semble que beaucoup de ces grands ne sont reconnus qu'une fois qu'ils meurent. Frank Sinatra en est un bon exemple. Il était encore en tournée mais la génération suivante n'a pas été présentée à l'héritage de Frank jusqu'à ce qu'il meurt. A propos de Dylan, j'ai imaginé ça du point de vue d'un annonceur de foire, se tenant debout à l'entrée d'une tente, essayant d'y faire entrée cette génération qui ne voulait pas entendre parler de Bob Dylan. Et disait "ouais, ouais, ouais, c'est ça." Alors qu'ils passaient, je disais, "Entrez, venez voir un spectacle vivant que vous ne verrez qu'ici." Parce-que je voulais que les gens comprennent ce que je ressentais à propos d'une génération de créateurs, le Mont Rushmore des auteurs. Bob en ferait certainement partie. Et je voulais célébrer cela.
 
MLB : Tu en feras peut-être partie un jour.
 
JBJ : Non !
 
MLB : Tu as été sur vinyl et cassette, tu as inauguré une génération MTV, tu viens juste de participer au Live 8 et maintenant tu vends ta musique sur le site officiel de la ligue de Baseball. Que ressent-on lorsque l'on mène cette évolution dans la consommation de musique et lorsque l'on voit les changements d'habitudes des gens ?
 
JBJ : La blague habituelle est que malheureusement, à chaque fois que j'apprends les règles, ils les changent. (rires.) C'est dur. Mais il est vrai qu'acheter de la musique en ligne est devenu beaucoup plus courant ces dernières années, et l'époque du vinyl et de la cassette est terminée, cette époque appartient au passé, et je me souviens des 8 titres. Quand un single était important. Quand un 45 tours était important. Tout ça c'est fini maintenant. Aujourd'hui, il suffit d'appuyer sur un bouton pour une satisfaction instantanée et les gens se connectent sur MLB.com et peuvent acheter un disque. Un jour où l'autre ils commenceront à obtenir toute leur information et tous les articles sympas comme un album ailleurs que dans leur ordinateur. Ils savent ce qu'ils veulent et savent où le trouver. Et tu dois toucher autant de personnes possible qui ont toutes un point commun.

     

MLB : Maintenant que tu as tes propres enfants qui grandissent dans cette époque où ils auront des iPods et autres, tu vis sûrement cette complète évolution au premier plan.
 
JBJ : Oui. J'en suis le témoin. Je n'adhère pas encore complètement au concept, simplement parce-que lorsque j'achetais un album, c'était un évenement pour moi. Tu devais économiser, aller chez le disquaire le samedi et tu devais prendre une décision difficile concernant l'achat de l'ablum, lequel choisir? Parfois tu te décidais par rapport à la pochette ou la carrière du groupe, parfois juste à cause d'un titre et ensuite tu étais emballé par les neuf ou dix titres de l'album. Maintenant les enfants, mes enfants, achètent le hit du moment qu'ils aiment, et il n'y a même pas une Bside pour leur apprendre qui est ce groupe. Donc je suis déchiré à cause de la technologie, je veux qu'ils l'aient à portée de main, mais d'un autre côté je veux également qu'ils connaissent l'art qui va avec l'écriture d'un album. Le titre numéro 7 pourrait être celui qui influencera cette nouvelle génération à vouloir écrire une chanson un jour. Donc il y a encore un grand chemin à parcourir pour les auteurs.
 
MLB : Quelles ont été les pochettes d'albums les plus marquantes pour toi lorsque tu étais cet enfant qui allait acheter un nouveau disque ?
 
JBJ : Tout en haut de ma liste "Sticky Fingers" avec la fermeture éclair, "Born To Run." Pink Floyd avec "Dark Side Of The Moon." Ou encore "Some Girls" des Stones où, lorsque tu retirais la partie intérieure, la pochette était complètement découpée, et tu voyais à l'intérieur comment les visages avaient changé. Quand la pochette d'un album influencait l'acheteur, c'était très marrant.
 
MLB : Le côté artistique d'une pochette d'album n'a pas complètement disparu. A en juger par la vidéo "Have A Nice Day," doit-on s'attendre à voir des stickers avec le smiley collés un peu partout ?
 
JBJ : C'est la pochette de l'album. J'aime à penser que nous allons commencer une petite révolution. Nous l'appellons "Happy Revolution" à cause de ce petit sourire ironique. Cela dépend de la manière dont tu l'entends lorsque quelqu'un te dit "have a nice day." Tu peux l'entendre d'une manière joyeuse ou tu peux l'entendre et penser "eh bien...c'est la fin de cette conversation." La chanson a un sens plus profond. Tu dois vraiment t'en imprégner pour comprendre le sens, mais la pochette de l'album c'est ça. 
 
MLB : Le 19 septembre aura lieu un important évenement multimedia pour le lancement de ce nouvel album. Il inaugurera le nouveau Nokia Theatre à Times Square et il sera diffusé dans des cinémas, sur Internet et ailleurs. Comment le groupe va vivre ça ?
 
JBJ : Ce sera juste un autre concert. Tu essayes de ne pas penser à combien de personnes vont regarder dans les cinémas à travers tout le pays et sur Internet, parce-que je suppose que cela peut être intimidant. Pour moi, jouer devant 50 ou 50 000 personnes c'est juste jouer, tu te donnes à fond. Pour moi, ce sera juste un autre soir à faire ce que je fais. Et d'un autre côté, le lendemain, je vais penser: "wow, des personnes de Denver, San Francisco, Los Angeles, du Texas nous ont regardé en même temps hier soir." J'ai toujours rêvé de faire 350 concerts à l'année, mais tout le monde viendrait dans le New Jersey pour les voir. Avec cet évenement, on s'en rapproche. 
 
MLB : Voici le moment je crois où tu es supposé me dire les quatre mots qui figurent sur la pochette de ton album.
 
JBJ : Have A Nice Day.      
 
Mark Newman - MLB.com
Traduction Forever Bon Jovi































































































































































































































































































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