-> A propos de "Keep The Faith" :
JBJ : A l’origine, la chanson "Keep The Faith" s’appelait "Revenge". C’est non seulement l’histoire d’un groupe qui reste uni mais ça parle aussi du monde tel qu’il est aujourd’hui.
RS : Bon Jovi s’est vraiment fait un nom dans les années 90. Nous avons pris plus de temps cette fois, pour peaufiner et faire avancer notre musique. Nous ne voulons pas stagner, refaire un album du genre de "Slippery When Wet" ou de "New Jersey". Il est important de prendre du recul !
JBJ : En octobre dernier, nous sommes allés à St Thomas. Nous y étions tous les cinq, les choses avaient changé. Nos objectifs étaient redéfinis.
DB : Il y avait une sorte d’esprit de groupe, on était ensemble. On était comme liés les uns aux autres.
JBJ : J’avais dit à mes potes « Si je suis de retour avant le week-end, c’est mauvais signe. » Mais nous sommes restés ensemble sur cette petite île, dans l’idée de redevenir un groupe de rock’n roll … sans prêter attention à tout ce qui peut graviter autour d’un groupe.
DB : Là-bas, on est sortis dans des clubs, on a jammé, c’était marrant. On jouait et on était contents d’être à nouveau sur scène.
JBJ : On a compris que c’était reparti pour un tour, et qu’il y avait des années qu’on n’avait pas eu une telle énergie.

-> A propos de "Bed Of Roses" :
JBJ : C’est une chanson très personnelle. Il y est question d’un homme qui arrive à être en parfait accord avec lui-même et ce qui l’entoure. La vidéo souligne clairement l’émotion qui se dégage du morceau. Pour la vidéo, nous sommes revenus à ce que nous connaissons déjà : un type qui s’appelle Wayne Isham.
RS : Wayne Isham ! C’est un fou ! Il m’a mis en haut d’un pic de plus de 2000m d’altitude, il faisait très froid. Le premier soir où on est montés, il devait faire – 10°c, mais le vent donnait l’impression qu’il faisait -50°c. Il soufflait à 70km/h, et le soleil se couchait. Ils ont essayé de faire atterrir l’hélicoptère, deux fois de suite, mais en vain. Alors le type chargé de la sécurité qui était resté avec moi, me dit : « l’hélicoptère ne peut pas atterrir, il risque de faire -80°c cette nuit…alors on va peut être devoir descendre en rappel. » J’ai dit : « Pas question, faites approcher l’appareil », on a réussi à y monter et à échapper à la mort, mais c’était assez dangereux.
-> A propos de "In These Arms" :
JBJ : "In These Arms" a été écrite en dernier pour l’album. On a terminé cette chanson sur un coup de hasard.
RS : Au début ça s’appelait "Water Into Wine", les paroles étaient bien mais pas le refrain. De mon côté, j’avais une ballade : "In These Arms Tonight". Jon et moi en avons terminé le refrain et on a mis ça ensemble et ça a marché.
JBJ : Tout le monde a adoré ce morceau et insisté pour qu’il soit sur l’album.
-> A propos de "If I Was Your Mother" :
JBJ : C’est une vision psychotique d’une chanson d’amour. Quand l’amour devient incontrôlable et donc forcément indéniable.
RS : Le psychopathe amoureux.
JBJ : On ne peut être à ce point intime avec quelqu’un, que si on l’a mis au monde.
RS : La mère de la fille…
JBJ : C’est une relation qui déménage.
RS : Des paroles de cinglés
JBJ : Ca les a rendu très nerveux. On a fait un clip spécialement pour cette vidéo.
RS : C’est sans doute l’un de nos morceaux les plus forts.
JBJ : Ca apporte quelque chose à nos fans, qu’ils ne verraient pas sur MTV.
JBJ : Partir en tournée, c’est ce qui compte le plus. En concert, on est aussi bons que n’importe qui. On est un groupe de scène, et comme je le dis toujours : on a joué dans des bars, on continue dans des bars plus grands.
RS : Faire des concerts, pour moi, c’est comme une drogue. Je veux dire, pour moi, faire de la musique c’est comme une drogue. Ecrire une chanson, l’arranger et l’enregistrer avec le groupe, et enfin la jouer en concert et voir le public réagir immédiatement, c’est vraiment super !
-> A propos de "I'll Sleep When I'm Dead" :
JBJ : "I’ll Sleep When I’m Dead" va devenir notre hymne national.
RS : Ce morceau a été inspiré de notre propre expérience, c’est une sorte de chanson à thème, parce que nous travaillons si dur, surtout Jon, c’est un peu comme si on disait : « allez-y, ajouter 70 concerts, pas de problème, on les fera, on dormira quand on sera morts ! »
JBJ : C’est la chanson du groupe qui part en tournée. C’est une vision ironique de la vie avec Bon Jovi. On a pratiquement passé les dix dernières années à trimbaler nos valises. On se disait : "Si je ferme les yeux, je risque de rater quelque chose".
JBJ : J’espère que personne ne pense qu’on est allé trop loin. Les gens doivent comprendre que les choses changent.
DB : C’est Bon Jovi version années 90, c’est nouveau.
RS : Ce qui caractérise Bon Jovi, c’est sans doute notre dévouement. On est dévoué à notre musique, à nos fans, au rock’n roll.
DB : Maintenant notre musique est un peu différente et ça chauffe à nouveau.
RS :Bien sûr on veut aussi s’amuser, c’est toujours important. Le rock’n roll, c’est fait pour s’amuser.
JBJ : La route est longue, sans destination précise, vous voulez venir ? Ca va être un sacré voyage !
-> A propos de la série "Unplugged" :
JBJ : Jouer acoustique … C’est drôle, parce que MTV reconnaît que nous avons été les premiers à ouvrir la série « Unplugged ». En 1989, lors d’une remise de prix, on nous a demandé de jouer. Nous ne savions pas trop quoi faire, ni comment nous y prendre, parce que nous savions qu’il y aurait au premier rang, d’autres artistes, et d’autres groupes. Ce serait difficile, en cinq minutes, de les faire se lever et taper dans les mains. J’ai pensé que la meilleure solution serait de retourner aux origines, de jouer avec 2 guitares acoustiques et 2 chanteurs.
Mais l’après-midi même, Richie et moi étions assis sur scène, et nous n’arrivions pas à choisir le morceau que nous allions jouer. Soit "Livin’ On A Prayer", soit "Wanted Dead Or Alive" On a demandé aux employés qui installaient les chaises quelle chanson ils voulaient entendre. On leur a joué les deux, la moitié était pour la première et l’autre pour la seconde. Alors Dick Clark, le producteur du spectacle a dit : « Jouez les deux. »
On ne s’est pas rendu compte de l’importance que ça avait. Ca a marqué le début de la série « Unplugged ». Maintenant, des années après, on revient avec une version pas tout à fait acoustique, mais plutôt intime, comme si on vous invitait à une répétition (ndlr – "Keep The Faith, An Evening With Bon Jovi" – Mercury).
Transcription : Sabi pour Forever Bon Jovi
Copyright : Polygram