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Interview de Richie paru dans Rolling Stone, à l'occasion de la sortie de "Undiscovered Soul"




 

Rolling Stone: Quel effet a eu Don Was sur Undiscovered Soul?

RS: Il a eu un énorme impact. Dès le départ - le fait qu'il ait voulu faire cet album a été une grande source d'inspiration.
 
Qu'est-ce qui t'as fait penser à lui?
 
RS: J'ai toujours aimé ses albums, mais c'est en fait un ami commun qui nous a fait nous rencontrer. Il a aimé mes chansons et m'a dit: "Je connais Don Was. Tu veux que je l'appelle?" J'ai répondu:" ce serait sacrément bien!"
 
Lorsque Don a été contacté la première fois pour te rencontrer, il a eu peur que tu arrives chez lui en limousine, te cramponnant à une bouteille de Jack Daniels. Est-ce que cette crainte était justifiée ou était-ce seulement le stéréotype infondé de "Richie la rock star"?
 
RS: Je suis tombé de beaucoup de limousines avant! (rires) Mais ça, c'est lorsque tu es dans un groupe. Quand tu te lances dans un projet solo, tu dois être beaucoup plus responsable. Tu ne peux pas te cacher derrière le groupe. C'est ton projet.
 
Les chansons de cet album ont l'air plus introspectives que celles de ton premier album.
 
RS: C'est le fait d'avoir travailler avec Don Was. Et également le paquet de chansons que j'ai écrit. Elles sont introspectives mais également communicatives. Nous partageons tous beaucoup d'expériences humaines. Je pense que nous partageons plus d'expériences humaines communes que le contraire. Quand tu es dans un groupe aussi important que Bon Jovi (vendre 10 millions d'albums à chaque sortie) tu ne peux pas être trop personnel. Cet album est plus un tête à tête.
 
Qu'essayes-tu de communiquer avec cet album que tu ne peux pas avec Bon Jovi.
 
RS: Et bien, tout d'abord je chante. Dans le groupe je n'ai pas la possibilité de chanter autant que je le voudrais, et ce que j'ai réalisé ces dernières années, c'est que ça me manque beaucoup. Deuxièmement, quand tu es dans un groupe, il y a toujours des compromis. Dans mes albums, c'est ma vision et j'ai un producteur merveilleux en la personne de Don Was, et des musiciens incroyables qui m'aident à découvrir qui je suis à ce moment de ma vie.
 
Tu as avec toi 2 joueurs d'Orgue Hammond très réputés dans le milieu du rock...
 
RS: Oui, Rami Jaffee et Billy Preston. Rami est fantastique. Pour un si jeune garçon il a une âme merveilleuse, mûre. Il est vraiment branché sur cette musique. Cependant, il ne viendra sûrement pas en tournée avec moi parce-qu'il doit retourner travailler avec les Wallflowers. Il a un petit groupe à lui, tu sais?
 
Billy Preston a changé la façon dont les orgues B3 étaient vus dans le rock. Je veux dire qu'avant que Billy arrive, je ne pense pas qu'on ait jamais utilisé des orgues B3 dans le rock. Il a joué tous les B3 pour les Stones et les Beatles. Avant cela, je crois que c'était un instrument réservé au gospel et au rythme and blues.
 
Billy et Rami l'utilisent différement, chacun à sa manière.
 
Qu'as tu appris de cet album?
 
RS: Je me suis découvert en tant qu'artiste en écrivant les titres et en enregistrant l'album. Je crois que ce que j'ai appris c'est enfin trouver mon propre style en dehors du groupe.
 
Est-ce que tu penses que les musiciens avec lesquels tu as travaillé t'ont aidé à apprendre?
 
RS: Absolument. C'était très important. Ces chansons contiennent beaucoup de passion de ces musiciens, ingénieurs et producteurs. Je suis assis dans le studio avec
Billy Preston, Don Was, Kenny Aranoff, Rami Jaffee, Chuck Leavell des Stones et les ingénieurs Bob Claremont et Ed Churney qui ont tous eu un Grammy Award.
Et je regarde dans le studio et je dis:" nous sommes bons pour un demi milliards d'albums". A ce moment, nous nous sommes tous regardés en pensant qu'on allait bien s'amuser!
 
Quand tu travailles avec un producteur comme Don Was, tu veux bien faire. Le talent est là et tout le monde passe un bon moment. L'âme du disque prévaut.
 
Etait-ce difficile de garder cet état d'esprit lorsque Don devait interrompre l'enregistrement pour travailler sur d'autres albums comme celui des Stones et de Paul Westerberg?
 
RS: Les absences de Don me donnait du temps. Il m'a laissé les clés de son studio et m'a dit:"évolue, mec". Et quand il revenait, on s'y remettait. Cela me permettait de faire des pauses et, évidemment pendant l'un de ces breaks, j'ai eu un enfant. J'ai été capable de prendre du recul et de vivre à l'intérieur du projet au lieu de me précipiter dedans. Cela m'a vraiment permis d'avoir un regard sur tout.
 
On peut entendre Heather dans les choeurs d'un des titres.
 
RS: Oui, c'est sur Fallen From Graceland. Je l'ai amené dans le studio pour le fun. Heather a été d'un tel soutien que j'ai pensé qu'elle devait être là pour s'amuser aussi un peu, parce-qu'on a vraiment passé de bons moments à enregistrer cet album. Il n'y a rien de particulier à propos de cette chanson, c'est juste que les choses se sont faites comme ça.
 
Comment est cet album comparé à celui de Jon, Destination Anywhere?
 
RS: Il est très différent. J'ai voulu une approche très humaine. J'ai fais un disque et  en tant que musicien j'aime travailler avec des humains. Jon a voulu une approche très différente, plutôt technologique.
 
Peut-on s'attendre à une tournée importante pour promouvoir cet album?
 
RS: Pas très importante, non. Je vais essayer d'aller partout où s'est possible pour vendre des albums.
 
Cela fait longtemps que tu n'as pas fait de tournée. Avec un bébé, comment cela va-t-il affecté ta vie de famille?
 
RS: Je suis resté à la maison un an et demi, ce qui était très bien. Quand je repartirai en tournée, je suis sûr que ma femme et mon bébé viendront avec moi.


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