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De Slippery When Wet en 1986- album multiplatine décisif, à Bounce- album attendu pour cet automne, Jon Bon Jovi et son groupe éponyme ont fait s'élever les esprits, fondre les coeurs, trembler les stades depuis presque 2 décennies. En même temps le rocker infatiguable du New Jersey a également développé ses projets d'acteur (1995, Moonlight et Valentino et dans la série TV Ally Mc Beal), et a réveillé le monde de la mode en tant que model pour Versace.


N'importe quel artiste aurait réduit la cadence ou se serait brûlé les ailes, mais comme Bon Jovi l'explique à Norah Jones "C'est de mieux en mieux avec le temps"

JBJ : Salut Norah! Où es-tu?
NJ: Je suis à Brooklyn. Et toi?
JBJ: Dans le New Jersey, assis au péage de l'autoroute.
NJ: Eh bien, je me réjouis de pouvoir te parler; je suis une grande fan. Je voulais te parler lorsque tu étais à Nashville (pour le concert Willie Nelson and friends: Stars and guitars), mais j'étais trop intimidée pour venir vers toi.
JBJ: Oh mon Dieu. Je suis désolé que nous n'ayions pas pu passer un peu de temps ensemble.
NJ: Je t'ai trouvé excellent en duo avec Willie. J'ai presque pleuré quand vous avez chanté "Always On My Mind" parce-que c'est l'une de mes chansons préférées et la façon dont vous vous êtes accordés étaient tout simplement magnifique.
JBJ: Merci. J'aime cette chanson. Willie est le type le plus chic dans ce business.
NJ: Je suis complètement d'accord. Je veux être comme Willie Nelson. Est-ce que tu vas bientôt partir en tournée pour ton nouvel album?
JBJ: Oui. Nous commencerons en décembre. Ce sera une tournée mondiale, mais elle sera moins longue que d'habitude...Des tournées de 240 concerts, c'est terminé.
Je pense que ce sera une tournée très organisée. Je suis à l'aise dans les grandes salles, et nous allons jouer à l'extérieur, donc nous toucherons autant de fans avec moins de dates.
NJ: Quel type de musique as-tu écouté ces derniers temps?
JBJ: Je suis ouvert à tout, mais la semaine dernière c'était ma "semaine David". Dave Pimer de Soul Asylum, que j'ai toujours aimé; David Baerwald, dont je suis également un grand fan - il était dans David + David, et il a participé à l'écriture de Tuesday Night Music Club, l'album de Sheryl Crow; et j'ai également écouté l'album de Dave Matthews- et David Bowie.(rires) La semaine prochaine je vais devoir trouver une "semaine John" ou quelque chose comme ça.
NJ: Cela ne devrait pas être trop difficile. Ecoutes-tu beaucoup de musique country?
JBJ: Oui, ma mère m'a ouvert à la musique country lorsque j'étais enfant. Elle disait: " Va là où les influences de tes influences se trouvaient" alors des personnes comme Patsy Cline et Gene Autry étaient joués à la maison tout le temps. Je me suis battu contre ça lorsque j'étais enfant, mais dans mon adolescence j'ai commencé à comprendre et maintenant en tant qu'adulte, tu ne peux pas me faire quitter Nashville.

NJ: Je suis comme ça également. J'ai grandi au Texas et je ne voulais pas entendre parler de musique country - jusqu'à ce que je m'installe à New York. Je n'en ai jamais assez.
JBJ: Je suis d'accord. J'adore aller là bas et m'imprégner de la scène club et écouter tous ces compositeurs. Ca me touche tellement d'aller voir quelqu'un raconter ces belles histoires au Douglas Corner Cafe ou au Bluebird Cafe. J'essaye d'y aller 3 à 4 fois par an.
NJ: A quel type de compositeurs t'apparentes-tu?
JBJ: Les conteurs. [Tom] Waits a été une énorme influence, grâce à son approche cinématographique de l'écriture. J'essaye de m'inspirer de lui. Il est tellement bon. [Elvis] Costello en a été une autre, et les premiers conteurs comme Paul Simon. Elton [John] a été une grande influence quand j'étais un gamin qui voulait percer dans le business, à cause de Goodbye Yellow Brick Road et Caribou, mais aussi, tu sais, Captain Fantastic And The Brown Dirt Cowboy.Tu lis ces paroles et tu te dis: "Wow. C'est moi."
NJ: Ce sont de très bons disques. J'aime beaucoup le titre You Had Me From A Hello sur ton nouvel album justement à cause de cette inspiration cinématographique. As-tu intentionnellement écris ce titre d'après le film? (Jerry Maguire, 1996)
JBJ: Oui. Je raffole des répliques de cinéma. Parfois je mets la main sur une pièce du répertoire classique ou sur un scénario qui m'a été envoyé, et si ça me paraît évident, je n'ai pas peur de l'écrire. Je sais que ça vient de Cameron Crowe. En fait je me suis assuré de lui envoyer une copie de la démo. Cela ne m'a pas fait peur; c'était tellement une belle réplique. Je l'ai déjà fait et je le referai. Je l'ai fait sur le dernier album avec la chanson Thank You For Loving Me. C'est une réplique de Meet Joe Black [1998]. J'ai pensé que c'était une phrase courageuse, que j'aurais pu avoir peur de dire. C'est bien d'utiliser des mots comme ça.
NJ: Je suis contente que quelqu'un ait enfin écrit une chanson d'après cette réplique.
JBJ: (rires) Je parlais à une journaliste hier qui disait que j'aurais dû écrire des chansons d'après les films "Show Me The Money" ou "I Love Black People" (rires de Norah et Jon) C'était assez drôle. Elle se moquait de moi, mais ça m'a fait rire.
NJ: Quand as-tu commencé à faire du cinéma?
JBJ: A prendre des cours, en 91 je crois. Et j'ai fait le premier film [Moonlight et Valentino] en 94.
NJ: As-tu toujours voulu être acteur?
JBJ: C'est tout le contraire. J'avais trop de respect pour ce milieu pour penser que juste parce-que j'étais chanteur dans un groupe je pourrais faire des films. Puis j'ai écris la bande originale pour Young Guns II [1990]
NJ: Je l'adore (rires). Je l'ai eu. Je l'ai toujours.
JBJ: Oh, merci. Et à cette occasion, j'ai pu aller sur un plateau de cinéma, et j'ai pensé que ce qu'ils faisaient étaient assez magique. J'ai pris quelques leçons, juste pour recevoir d'autres scénarios dans le but d'écrire plus de bandes originales de films, et finalement j'ai vraiment apprécié le processus. J'en avais assez d'auditionner pour des films jusqu'à ce que je sois pris pour un rôle.
NJ: On dirait que tu as travaillé vraiment dur, mais tu ne semble même pas assez vieux pour avoir fait ça depuis si longtemps (rires de Jon)
JBJ: Si on me coupe en deux on pourra compter les cercles comme pour un arbre- alors on verra à quel point je suis vieux (rires de Norah) Nous faisons des disques depuis bientôt 20 ans, ce qui est plutôt incroyable. Ca a été une grande aventure, et c'est de mieux en mieux avec le temps.
NJ: J'apprécie le fait que tu fasses du rock et de l'acoustique. Ecris-tu tes chansons de manière acoustique?
JBJ: Toutes oui. Même les riffs. J'ai écris Joey et Right Side Of Wrong assis au piano mais je les joue en tant que guitariste (rires)
NJ: C'est parfait, parce-que je joue du piano et j'écris à la guitare parfois, mais je suis une mauvaise guitariste.
JBJ: Mais ce n'est pas grave parce-que c'est une connaissance limitée de la guitare qui rend la chanson magnifique, tu vois ce que je veux dire? Une bonne mélodie, de bonnes paroles, c'est tout ce dont tu as besoin. Demandes à Chuck Berry- il n'avait besoin que de 3 cordes.
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